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brasse-bouillonJ'suis instit mais je me soigne ... BlogDerniers billetsCompteursLiensFils RSS |
BB alias Brasse-BouillonPar brasse-bouillon :: 10/04/2008 à 0:01
Bon, c'est sûr, Février 2007 ça fait loin ... mais si je vous dis que ça m'a laissé le temps de me reproduire, vous comprendrez pourquoi j'ai déserté ! Surtout vu le chef d'oeuvre que je nous ai fignolé, alors là, pardon !
Si je m'écoutais, je blinderais le blog de photos, mais j'ai conscience que le reste du monde n'est pas aussi enthousiaste que moi à contempler les 4 573 prises de vue du trésor ... (Je sais bien que tous les parents s'imaginent que leur bébé est le plus beau du monde ... Mais moi C'EST VRAI !!!). Bon, je vous laisse, ça fait bien 7 minutes que je ne suis pas allée la regarder dormir !
Comment l'ambition vient aux institsPar brasse-bouillon :: 09/02/2007 à 18:29
Quand mon dirlo commence à faire des ronds avec ses grandes jambes autour de mon bureau, c’est automatique, je me mets sur mes gardes. Avant, c’était pour me compter fleurette ; à présent, c’est qu’on l’a chargé d’une corvée, et qu’il essaie de la refiler à quelqu’un. Qu’est-ce qu’il peut m’énerver, à se frotter les paluches en se raclant la gorge, et à user de circonvolutions et de périphrases interminables ! « Et ben crache-la, ta Valda, qu’on en finisse ! ». Voilà l’histoire : Brasse Bouillon, la France a besoin de toi. L’IUFM (Institut Universitaire de Formation des Maîtres) cherche des enseignants de ZEP pour accueillir des stagiaires.
Là-dessus, j’ai des principes auxquels je ne déroge pas : discrimination sexuelle absolue, je ne reçois que des stagiaires MÂLES. Ras-le-bol des gonzesses, y’en a trop dans l’Education Nationale. 1ère et Terminale littéraires, Fac de Lettres, IUFM : c’est bien simple, depuis l’âge de 15 ans, c’est le gynécée ! Casanova tente de m’amadouer : « Mais cette fois, c’est pas pour venir te voir en classe : c’est elles qui vont mener des séances de Sciences ». Kôa ? Des gens vont venir trimer à ma place ? J’ai rien à préparer ? Je vais pouvoir faire la sieste à mon bureau pendant 2 heures ? Mais comment donc ! Pas de problème : homme, femme, lémurien : je prends ! Elles sont 3, dûment chaperonnées par la prof de Sciences de l’IUFM. On dirait 3 novices en promenade avec la Mère Supérieure (la main ! la main!). Bon, l’intervention consistera en 3 séances destinées à démontrer l’existence de l’air. Au programme, diverses expériences rigolotes : * mettre un mouchoir en papier au fond d’un verre que l’on retourne et que l’on plonge dans un bac d’eau : le mouchoir reste sec. * mettre 2 rondelles de pomme de terre aux extrémités d’un tube en plastique. Pousser d’un coup l’une des rondelles vers l’intérieur, ce qui transforme l’autre en projectile !
Très bien, tout ça, mais je reconnais le moule IUFM. Je devine d’ici la laborieuse et indigeste « fiche de prép » contenant les objectifs méthodologiques, notionnels, comportementaux (cons - porte-manteaux ?). Le traditionnel recueil de conceptions : « Je vais retourner le verre et le plonger dans l’eau. Écrivez vos hypothèses sur ce qui va se passer ». Ouarf ouarf, elle est pas sortie de l’auberge, la ch’tite stagiaire : déjà, au mot « hypothèse », j’ai vu leurs petites frimousses se froisser (hippo quoi ???). Et elle s’imagine qu’ils vont se mettre à rédiger de jolies phrases pour expliquer qu’il va se passer ci ou ça ? En CE1 ? Constatant le fossé qui sépare les divagations didactiques de l’IUFM de l’abrupte réalité de la ZEP, la stagiaire rectifie d’elle-même le tir : « Euh … si vous voulez, faites un dessin qui montre ce que va faire le verre ». Bon, pour ce qui est des expériences, j’ai l’impression de voir Garcimore, Patrice Carmouze chez Dechavanne, ou Jérôme Bonaldi à Nulle Part Ailleurs : vous savez, le truc qui marchait très bien hors antenne mais qui plante invariablement devant les caméras ?! « Je vous jure, les enfants, normalement, la rondelle de patate, elle saute ! ». De mon bureau, réduite à l’état d’observatrice, je me régale. Chaque groupe a son bac d’eau pour les expériences : manches relevées, les mômes plongent les bras, s’ébahissent de voir le mouchoir ressortir tout sec, ouvrent grand les yeux et la bouche. Ça rit, ça s’étonne, ça s’exclame, ça conteste, ça se chamaille un peu pour s’accaparer le matériel, bref : c’est vivant ! En repartant, la Mère Supérieure me décerne : « On sent que vous les tenez bien ! On dirait pas qu’on est en ZEP : on dirait une classe de l’Ecole d’Application ». (L’Ecole d’Application, avec 2 majuscules siouplaît, c’est le terrain de jeu habituel de l’IUFM, avec que la crème de la crème : tous les enfants de médecins et d’avocats de la ville, avec un seul gosse d’ouvriers : le fils de la femme de ménage de l’école, qui doit se sentir bien seul). « Est-ce que je peux revenir avec d’autres stagiaires ? », qu’elle me demande. Mais comment donc !!! Et n’hésitez surtout pas à faire de la pub auprès de vos collègues de Français, de Maths, d’Arts Plastiques, etc etc … Je me vois assez bien le cul vissé à mon bureau toute la journée, coordonnant le ballet des stagiaires défilant pour mener des séances dans toutes les matières ! Je serai alors « maître-formatrice » (former les bleus en les regardant trimer : c’est comme ça qu’on prend du galon dans l’Education Nationale !).
Militant cherche sponsorsPar brasse-bouillon :: 01/02/2007 à 12:28
Aussi, au retour de son périple parisien, JR nous a-t-il fait passer une enveloppe, comportant les noms et prénoms de chacun, ainsi que la somme donnée (ou non!). Nom : Bouillon - Prénom : Brasse - Montant du don : Tu peux te brosser ! Par je ne sais quel miracle, il n'a payé son billet que 25 € au lieu de 110, et maintenant il vient faire l'aumône, que dis-je : nous racketter, au nom de la solidarité ?! Et ma cotisation syndicale, 22 € par mois, à quoi qu'elle sert, si ce n'est à financer ce genre de déplacements ? A ce tarif, je suis même prête à participer à une petite soirée cabaret pour Jean-Robert, ou une tournée des bars. Pour une fois qu'il monte à Paris, qu'il se fasse plaisir : ça lui aurait fait du bien, et au retour il nous aurait un peu lâché les Kickers. Enfin si vraiment il a besoin de fonds pour financer la guerilla contre la CMVAEN (Conspiration Mondiale Visant à Anéantir l'Education Nationale), je peux bien lui souffler 2/3 idées : l'a qu'à faire un calendrier à poil de toute la cellule syndicale du département ! Ca, c'est vendeur ! (Je dis ça, mais je suis pas pressée d'acheter ... Benoîîîîîîîîîîîîit, la maiiiiiiiiiiiiiiiiiiin !!!). Voir le RASED et mourir ...Par brasse-bouillon :: 24/01/2007 à 11:49
Un silence de 3 mois, finalement, c’est pas grand-chose. 3 mois, c’est le temps qu’il faut pour que le RASED commence à envisager l’éventualité de se mettre au boulot. Alors que je vous situe : RASED = Réseau d’Aide et de Soutien aux Eleves en Difficulté. Officiellement. Vous vous doutez bien que j’ai trouvé une traduction toute personnelle à l’un des nombreux sigles dont l’Education Nationale est friande. RASED = Restons Assis Sur nos Enormes Derrières. 5 lettres. Pas mieux, merci Bertrand. Ce réseau de personnes, constitué d’une psychologue scolaire et de divers maîtres « spécialisés », est censé apporter comme son nom l’indique tout son soutien aux élèves en difficulté. A condition qu’ils ne soient pas trop pressés. Début Septembre, les enseignants sont invités à signaler les élèves en difficulté dans leurs classes, en renseignant une fiche assez détaillée. * Comment se manifeste la principale difficulté de l’élève ? Ben … i’ percute quedalle. 10 + 2, i’ sèche, même avec des cubes. * Quel est son rapport à l’école ? au savoir ? à l’enseignant ? à sa famille ? Euh … bougez pas, je vais le psychanalyser et je reviens. Impossible de savoir si l’enfant a déjà été suivi par le RASED l’année précédente, afin de gagner du temps, car tous les dossiers RASED sont classés « Secret Défense ». Il ne faut surtout pas stigmatiser l’élève, comprenez-vous. Des fois que le sceau de l’infamie SUIVI RASED reste à tout jamais gravé sur son front, ou que les enseignants lui balancent des cailloux en le voyant arriver. De toute façon, pas la peine de s’affoler : une fois la fiche inquisitrice dûment remplie, attendez 3 mois et laissez le charme agir. Novembre : réunions de concertation. Après mûre (voire blette) réflexion, le RASED nous livre enfin la substantifique moëlle de ses considérations. Soraya ? Ah non, on la prend pas : je la connais, elle perturbe le groupe ! (Un groupe de 5, c’est vrai que ça dégénère vite). Chaïma ? Ça ne servirait à rien : ses difficultés ne sont pas d’ordre scolaire, c’est lié à sa famille. Il n’y a rien à faire. (Je fais quoi ? Je la pique ?). Mohammed ? C’est un redoublant, il faut lui donner la chance de bien démarrer son année. (Euh, mais si en redoublant il n’est même pas au niveau des plus faibles, c’est quand même qu’il a un problème, non ? C’est niet : laissons-lui sa chance. Sa chance de se viander une 2ème fois ? ). Bref, une fois l’écrémage effectué (3 ont survécu), il faut encore s’armer de patience. Vous avez demandé le RASED ? Ne quittez pas ! Le jeudi 14 Décembre, le ciel s’ouvre enfin, écartant les nuées, et dans une auréole de lumière et de plumes (celles de l’oreiller qu’elle vient de quitter avec 3 mois de retard), apparaît cet être mythique : la maîtresse RASED. Un tel miracle ne s’encombrant pas de vulgaires contingences horaires, il est 8h55. (Nous autres mortels arrivons à 8h30. Bon, on l’a tellement attendue, ne faisons pas la fine bouche). « Euh, salut. Je pourrai pas prendre ton groupe aujourd’hui, on a une réunion à propos des Evaluations Maternelle ». Gargl. Geste désabusé. En fait, je râle pour la forme, parce qu’il y a bien longtemps que j’ai cessé de croire en l’efficacité d’un « suivi RASED », pitoyable saupoudrage. 2 fois par semaine, 3 élèves sortent de la classe durant 3 /4 d’heure pour aller jouer avec des images séquentielles pendant qu’une maîtresse sirote un thé en leur jetant un regard distrait. Quand la séance n’est pas tout bonnement annulée pour cause de réunion. Oui, le RASED aime beaucoup se réunir. Et ne me demandez surtout pas pourquoi ils ne se réunissent pas le samedi matin, vu qu’ils ne travaillent pas, EUX, car bizarrement ils ont beaucoup moins envie de se rencontrer ce jour-là. C’est ça qui est rigolo dans l’Education Nationale : on est tous instits, mais on ne fait pas le même métier. Et on n’a pas les mêmes horaires. Petite largesse supplémentaire, cette stakhanoviste de maîtresse RASED arrive à toucher 16 € chaque soir pour 20 minutes d’étude (au lieu d’1 heure). Notre Casanova de dirlo, qui l’a accrochée à son tableau de chasse voilà quelques années, se fait un plaisir de surveiller les gamins à travers la porte durant les 40 minutes restantes … A presque 1 € la minute, ça fait cher la passe ! (Normalement, c’est là que je tends la main à mon pote Benoît pour qu’il y administre une tape bien sèche, afin de me punir de ma médisance … Inutile de vous dire que j’ai le dos de la main plutôt rouge …). J’vais mettre des gants, tiens ! J'sus même pôs môrte !!!Par brasse-bouillon :: 22/01/2007 à 22:24
Hein ? Quoi ? Portée désertrice depuis Octobre ? Brasse Bouillon, au rapport ! Chef oui chef : je vais reviendre !
On prend les mêmes ... bien obligés !Par brasse-bouillon :: 10/10/2006 à 21:32
Vous dire que l’ambiance délétère (j’aime bien ce mot, pas vous ?) de l’école m’a manqué pendant les vacances serait nettement exagéré, voire totalement bidon. Bon, il est vrai que quelques nouvelles recrues ont injecté un peu de sang frais à ce cadavre en putréfaction que constitue notre « équipe pédagogique » (jamais ces 2 termes n’auront été si mal employés). Mais on ne sauvera pas la bête. Notre Casanova de dirlo, qui n’en faisait déjà pas lourd, ne fout vraiment plus rien. Il bénéficie d’une décharge totale, c’est-à-dire qu’il n’a pas de classe, pas d’élèves. Il ajoute à cela une décharge toute personnelle, qui consiste à ne faire aucune surveillance de récréation, ne pas gérer la coopérative, ne pas recevoir les parents, ne pas impulser de projet d’école, se montrer le moins possible aux réunions. Une énigme qui taraude tous les esprits : mais que fait-il de ses journées ??? Retranché dans son bureau-bunker, c’est l’oreille perpétuellement vissée au combiné et devant son écran d’ordinateur que l’on peut l’apercevoir quand on passe dans le secteur. A mon avis, il doit être en ligne permanente avec SOS Amitié. On va le retrouver pendu au fil du téléphone un de ces quatre, se balançant lugubrement au-dessus de sa pile de paperasses (non remplies, ça va de soi). Sinon, les mêmes : Vipérine, fesses plus serrées que jamais, se donne un mal fou pour faire semblant de ne pas nous voir, afin de ne pas avoir à répondre à un insupportable bonjour matinal. La crispation faite femme. Mais pourquoi tant de fiel ??? Jean-Robert Lenclume, notre conscience politique à tous, n’a pas manqué d’inscrire au tableau de la salle des maîtres son traditionnel message de rentrée : « Pensez à vous syndiquer ». Impossible de le croiser sans se faire tartiner d’un laborieux et indigeste couplet, tout droit issu des bulletins syndicaux, et recraché mot pour mot. Quand on l’écoute, on a l’impression d’avoir laissé entrer un témoin de Jehovah dans le salon à l’heure de l’apéro. Celui-là, il ferait bien la Révolution, s’il était sûr qu’elle ne démarre pas avant lundi 8h31, parce que faut pas déconner, il tient à ses week-ends. Une secousse sismique toutefois dans cette grisaille d’habitudes : notre école a dû se trouver au cœur d’une faille spatio-temporelle, le lundi 18 Septembre dernier. Huguette, alias l’Huître Rieuse, est arrivée 5 minutes avant la sonnerie. L’événement est de taille : songez donc, la dernière fois que cela s’est produit remonte à 2004, le jour de son inspection. Toute ébahie (certes pas autant que nous), l’Inénarrable s’est exclamée : « Mais y’a du monde, à 8h25 !!! ». L’espace d’une journée, un nouvel univers s’est révélé à Huguette : l’école d’AVANT LA SONNERIE, quand on n’est pas obligé de cavaler pour récupérer des élèves qui attendent leur instit depuis 10 minutes … Se remettra-t-elle du choc ? … Oups !Par brasse-bouillon :: 05/10/2006 à 22:54
Il semblerait que j'ai déserté ... Croyez bien que c'est pour la bonne cause : Brasse-Bouillon est amoureuse ! (Et moi qui croyais avoir subi une ablation des ventricules ... Comme quoi tout arrive !). Il faudra quand même que je retourne à mon clavier un de ces quatre, parce qu'entre les frasques du Coach et les fontes de durite des collègues, y'a d'la matière, croyez-moi !!! Et j'ai crié, criéééééééééé, Juillet, pour qu'il reviennePar brasse-bouillon :: 04/08/2006 à 0:46
Bon, paraîtrait que Juillet est passé comme d’habitude, avec ses 31 jours réglementaires. Mouais. On m’ la fait pas, à moi : j’ai bien vu qu’ y’avait pas le compte. On aurait retiré 15 jours au milieu que ça m’étonnerait pas. Alors, récapitulons : * Une semaine dédiée à la Coupe du Monde avec le Coach (hé, pas Domenech, ma potesse Béa !). Très bonne occas’ de siffler des litres de bière en matant des p’tits gars en shorts. * Une semaine Barbecues-Baignade-Bars (je vous fais grâce du dernier B …). * En milieu de mois, un ch’tit concert de Placebo, avec un Coach déchaîné et bien décidé à poireauter 3 heures debout en pleine cagnasse pour être dans la fosse, à moins de 2 mètres des semelles de Brian Molko, sinon ça vaut pas le coup.
Alors ce qu’il faut savoir, c’est que certains ont cru approprié de me surnommer « Green Pea » (petit pois en Anglais … rapport à la Princesse du même nom). Semblerait que je me montre parfois un poil trop délicate, voire « chochotte » … Autant dire qu’avec une acolyte comme Béa, je suis souvent malmenée … Bref, j’ai vaillamment enduré l’épreuve , écrabouillée plusieurs heures dans une chaleur de four, contre des tas de gens que je connaissais même pas, et qu’arrêtaient pas de sauter en levant les bras et en hurlant. Coincée entre 18 coudes et 25 aisselles dégoulinantes, ballottée au gré des mouvements de foule, les pieds boursouflés et les oreilles bourdonnantes, je me suis quand même trouvée de bonne composition … Sourire extatique du Coach : « C’EST GENIAL, HEIN ??!!! ». «Super. Dis, tu veux pas qu’on aille s’asseoir dans les gradins, on verra mieux la scène ». Oh la tête du Coach ! Les mecs à l’époque de l’Inquisition devaient avoir la même quand ils voyaient un hérétique. J’ai laissé tomber. * Poursuivons : reprise des Barbecues-Baignade-Bars. * Et roulements de tambour, en fin de mois, oui meham’ messieurs, un stage de tennis d’une semaine dans les Pyrénées avec mon pote Benoît. Comme qui dirait du … DU SPORT !!! Et j’aime mieux vous dire qu’un stage de tennis d’une semaine en pleine canicule, j’estime avoir rempli mon quota de sport pour au moins une année. Après ça, circulez, on a déjà donné, rev'nez l’année prochaine ! Bon ben tout compte fait, je crois bien qu’ y’a rien à redire : Juillet a bien pesé 31 jours cette année. Gaffe, v’là le mois d’Août : je vais le savourer à la petite cuillère, celui-là ! Euh, ça commence mal, j’ai repas de famille demain ! Les 87 ans de Mère-Grand, pas moyen d’y couper … Je vais encore en prendre pour mon grade (« Mais qu’est-ce que t’as fait à tes cheveux, et pourquoi t’es pas encore mariée, enfin c’est vrai qu’avec ton caractère, dis donc, t’as pas encore arrêté de fumer, et tu sais que Machine qui était à l’école avec toi elle attend son 3ème enfant », etc etc etc …). Une petite pensée pour Brasse-Bouillon, demain !
Bientôt de retour !Par brasse-bouillon :: 22/07/2006 à 0:45
C'est la cuiiiiite finaaaaaaaaaleeeuuuh ...Par brasse-bouillon :: 07/07/2006 à 11:44
C’est la saison des apéros : pots de fin d’année, départs en retraite, ça picole à l’école. Très marrant de tous se retrouver autour de petits fours et de bouteilles de gnôle : toutes les langues de pute et les glandeurs qu’on déteste cordialement, tous ces enfoirés qui ont passé l’année à nous flinguer, on se retrouve à vider des verres avec. Rigolo. Déjà, moi, quand y’a à manger et à boire partout, j’suis beaucoup plus détendue. Toute façon, quand je commence à avoir mes 2 grammes réglementaires, le monde a une gueule a’ch’ment plus sympathique. J’en viendrais presque à me demander pourquoi on a passé l’année à se montrer les dents. Et puis mon regard embué d’alcool et de tendresse pour le genre humain tombe sur Vipérine, qui complote dans un coin avec Miss Camisole et le Gros Crapaud, et là, je me souviens pourquoi ça va pas être possible, même si je passe à 3 grammes. Tiens, et si je roulais une pelle à Jean-Robert Lenclume, pour mettre un peu d'ambiance ? C’est le prototype-même du vieux garçon qui rougit dès que je m’approche de ses mocassins ! Ouh là, je devrais peut-être lever le pied, moi, au lieu du coude : il fait quand même 32 degrés à l’ombre, c’est pôs raisonnable de picoler autant ! Un coup d’œil sur le Coach m’apprend qu’elle est aussi gnaquée que moi : cette frénétique, qui vient de s’offrir une 125, veut l’essayer tout-de-suite-main’nant, oui là, sur le parking ! Je me vois une fois de plus contrainte à réfréner ses ardeurs en lui rappelant : 1 ) qu’il y a 2 heures encore, elle croyait qu’on passait les vitesses à la main. 2) qu’on est en jupes et petites chaussures. 3) qu’on est rondes comme des queues de pelles !!! Ouille, le moment dangereux arrive : Micheline, l’employée municipale attachée à l’école, et dont nous fêtons le départ en retraite, ouvre son enveloppe. Larme à l’œil et lippe tremblotante, elle s’approche, bras ouverts. Je regarde tout autour de moi, cherchant désespérément une issue, un passage, un camouflage. Mais je suis faite comme un rat : pas moyen d’éviter l’écrasement contre son opulente poitrine, le tamponnage de mes joues par son rose à lèvres flashy, et une bonne rasade de son parfum capiteux, que rien qu’à le renifler, je passe à 4 grammes. Bonne retraite, Micheline !
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