Bloggy Baghttp://brassebouillon.zeblog.com/ |
|||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
Calendrier
brasse-bouillonJ'suis instit mais je me soigne ... BlogDerniers billetsCompteursLiensFils RSS |
On demande le Docteur Benton aux UrgencesPar brasse-bouillon :: 29/04/2006 à 12:28
Spéciale dédicace aux adeptes du gore, qui ont apprécié le récit des épanchements hépatico-gastriques de mes p’tits monstres (et je sais qu’ils sont nombreux : au moins 2 !) : après Super Instit contre le Gerbi Géant, voici … tin tin tin … Super Instit à la recherche du Docteur Benton ! (ben oui, ça a toujours été mon préféré dans « Urgences »). Février 2005, vendredi après-midi, veille de samedi vaqué. Le détail est d’importance, car la maîtresse cessera d’en être une à 17h46 exactement, pour partir en week-end, direction : le SKI ! Mais pour l’heure, comme tous les vendredis après-midi, direction le gymnase pour l’activité Basket avec mes CM2. Au milieu d’un match, ploum : Rafik s’effondre sur le terrain en poussant un cri strident. Bon, ça arrive souvent que ces grands garçons nous la jouent Sarah Bernhardt pour un petit bleu au genou, j’ai l’habitude. Je fonce néanmoins aider mon Rafik à se relever, mais là : nouveau hurlement de bête blessée, il est incapable de se mettre debout. Je le porte jusqu’au banc, et relève machinalement son pantalon de survet' pour voir s’il ne saigne pas. Gloups : Rafik a 2 genoux gauches … Les mômes qui nous encerclent se mettent à hurler : « AAAHHH, C’EST AFFREEUUUX, C’EST HORRIIIIBLE, MAIS QU’EST-CE QUE C’EST ??? etc … » Inutile de dire que ça ne rassure pas notre blessé, qui n’en mène pas large ! La maîtresse non plus, mais il faut bien que quelqu’un prenne les choses en main ! (Seigneur, mais pourquoi moi ???). Rafik qui d’ordinaire est un garçon plutôt bronzé, est en ce moment assez blanc, limite vert. Il sue à grosses gouttes, et ne va pas tarder à tomber dans les vapes. On dirait bien que son petit genou tout maigre a décidé de changer de direction … Bon, 1ère chose : l’empêcher de regarder ! 2ème chose : empêcher le reste de la classe d’hystériser autour. 3ème chose : appeler les pompiers TOUT DE SUITE, merde !!! Ils arrivent assez vite, heureusement, en même temps que mon Casanova de dirlo, qui ramène ma classe à l’école. Au milieu du gymnase, les secouristes délibèrent sur la marche à suivre. Il faut étourdir Rafik au masque pour pouvoir lui replacer la rotule avant de l’emmener aux Urgences. Le produit ne semble pas faire effet. Je les entends se concerter : « Et si on posait une perf ? ». Noooooooooon, pas ça, pitié !!! Et c’est là qu’il faut l’avouer : la maîtresse a une peur bleue, mais bleue, des aiguilles ! Bon, OK, c’est pas à moi qu’on va la poser, cette perf, mais c’est moi qui tiens Rafik dans mes bras et qui vais devoir regarder cette … cette CHOSE ! Heureusement, ça s’avère inutile. 15h30 : la maîtresse monte dans l’ambulance avec son petit Rafik, qui se paie un joli voyage au pays des éléphants roses. (Euh, j’pourrais pas sniffer un peu dans le masque, moi aussi ?) 16h : Rafik est en radiologie, la maîtresse fait les 100 pas dans la salle d’attente. Des râles lugubres lui parviennent de derrière les portes, des cris de souffrance retentissent. Mon Dieu, mais qu’est-ce qu’ils leur font, là-dedans ??? C’est insoutenable, je préfère encore poireauter en radiologie. 16h30 : a’y’est, Rafik est sorti, et a droit à une chambre. Il est tout à fait remis, contrairement à la maîtresse qui commence à accuser le coup et à sérieusement manquer d’air dans cet environnement hospitalier qui croyez-moi ne l’est pas du tout ! Au téléphone, Casanova me dit avoir laissé un message sur le répondeur de la maman de Rafik pour qu’elle vienne le chercher. 17h : pas de nouvelles de la maman. On dirait que je suis vernie : cet enfant n’a pas de père, pas de famille dans le coin, et sa mère ne connaît personne ! Donc, tant qu’elle ne donne pas signe de vie, devinez qui est bloquée aux Urgences pour un bout de temps ? Hein ? Hein ?! 18h : Casanova déclare que ça suffit, qu’il va venir me récupérer de gré ou de force ! (Hhhmmm, un enlèvement ? J’adore !). Comme dans les dessins animés, un petit ange et un petit démon se livrent bataille au-dessus de ma tête : * Petit Démon : « Les copains t’attendent pour partir au ski depuis un quart d’heure ! Tu vas quand même pas planter ton week-end et passer la nuit sur un brancard des Urgences parce que la mère de ce gamin est aux abonnés absents ? Tu n’es plus officiellement responsable de Rafik, tu as fait ton devoir, laisse Casanova venir te chercher. Rafik n’est pas tout seul, les infirmières vont s’occuper de lui ». * Petit Ange : « Mais c’est pas possible, tu ne vas quand même pas laisser ce gosse tout seul à l’hôpital, c’est dégueulasse, tu sais bien que tu ne peux pas faire ça ! ». Le temps passe, Petit Démon inflige une peignée à Petit Ange qui faiblit, mais ouf : 18h30, l’heure de la délivrance a sonné ! La mère se pointe enfin. Je m’attends à une volée de bois vert sur les horreurs qu’on a fait subir à son-fils-le-pôvre, mais même pas, dis donc ! Elle me remercie d’être restée ! Super Instit, magnanime, a un geste de dénégation : « C’est rien, c’est bien normal ! ». Casanova peut enfin m’enlever dans sa belle voiture, et je file rejoindre les copains qui piaffent de mettre les voiles ! Tout est bien qui finit bien ? Mouais … Y’a quand même une trouillarde qui a flippé tout le week-end sur les pistes, hantée par des images d’hôpital et des cris de douleur derrière les portes … Et pi j’ai même pas vu le Docteur Benton !!! (Comment ça, i’bosse qu’à Chicago ?)
Trackbacks
Pour faire un trackback sur ce billet : http://brassebouillon.zeblog.com/trackback.php?e_id=33999
Commentaires Le 29/04/2006 à 21:26, par Sainte Therese
Cette anecdote me terrifie.
J'espère que personne ne se blessera jamais avec le manuel de moldave. Le 29/04/2006 à 21:38, par Brasse Bouillon
Et pourtant, c'est vachement méchant, un manuel de moldave ...
Ajouter un commentaire |
||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Copyright © Bloggy Bag - Blog créé avec ZeBlog | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||